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TC-Fiche n° 4 : Recommencement

IV – RECOMMENCEMENT ET INITIATION (185-232)

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Le terme d’initiation, sans être nécessaire pour parler du catéchuménat, s’avère donc utile pour l’analyse théologique des pratiques. Un terme voisin est apparu récemment dans les catéchuménats pour parler de personnes déjà baptisées recommençant à croire, celui de réinitiation (voir la note 1, bibliographique).

H. Bourgeois propose, en ce chapitre, de « penser et vérifier ce qu’il en est ». Il le fait en observant d’abord les termes utilisés et les conditions dans lesquelles se manifestent et progressent ces personnes. Puis il analyse la situation de recommencement et établit sa ressemblance et réciprocité avec la situation d’initiation Il y a cependant une originalité de la réinitiation, que l’auteur décrit de façon significative. Enfin il en examine les difficultés et plaide pour un catéchuménat des recommençants (220-232).

1 – Une situation nouvelle (185-199)

Dans les années 1980-1990 une situation nouvelle se manifeste en christianisme, celle de « baptisés comme catéchumènes ». La terminologie varie, mais la demande de ces personnes a bien des points communs avec celle de l’initiation.

a- Les termes en usage

On parle de recommencements, de conversions ou de nouvelle évangélisation. Le terme de re-commencement, utilisé dans les catéchuménats francophones, met l’accent sur le fait que ces baptisés souvent éloignés de la foi et de l’Eglise, se sentent à un « commencement ». Non pas « retour à une situation disparue », mais la recherche d’un « point de départ » initial, ou encore la « redécouverte de la force d’un commencement ancien », en le « re-instaurant dans le présent, sous une forme nouvelle » (p. 186).

Le terme de conversion que ces personnes utilisent, exprime ce qu’elles éprouvent : le passage « d’un christianisme conventionnel à une expérience chrétienne vive » (187). Mais leur demande porte, en fait, sur une catéchèse et « une structuration de la nouveauté survenue ». Pour certaines même, leur conversion est encore à effectuer, et c’est la possibilité de faire une découverte qu’elles souhaitent d’abord (187-188).

Une troisième expression, nouvelle évangélisation, répandue par Jean-Paul II pour inviter à un nouvel investissement du catholicisme dans l’évangélisation, a mobilisé des communautés nouvelles. Mais elle implique des méthodes assez différentes de celles des catéchuménats.

Le terme de ré-initiation est-il préférable ? Il a, comme initiation, des résonances qui peuvent inquiéter (190), mais il permet de bénéficier, pour les recommençants, des recherches faites sur l’initiation. C’est donc un choix à faire (190).

b- Les recommençants

Leur accueil a permis de distinguer plusieurs situations (190-191) :

  • 1- les personnes qui ont eu une expérience spirituelle réelle et ont insensiblement arrêté. Elles n’ont que de vagues traces et souhaitent les raviver.
  • 2- celles qui ont une appartenance chrétienne globale mais vague, une foi dévitalisée, et désirent s’y remettre, reprendre les choses par le commencement.
  • 3- celles qui ont connu une rupture avec la tradition chrétienne, quelle qu’en soit l’occasion ou le motif. Et voici qu’elles se ré-intéressent à Dieu.
  • 4- celles qui ont quitté la foi mais ont trouvé une expérience spirituelle ou religieuse et une conversion dans un groupe para-chrétien. Désirant revenir au christianisme, elles ont des réajustements à faire.
  • 5- celles qui, baptisées dans leur enfance, n’ont jamais été catéchisées. Un jour, cette situation leur fait problème et elles découvrent qu’ « il n’est pas trop tard pour commencer. »

Dans la pratique, certaines personnes, baptisées mais non confirmées ou n’ayant jamais communié, peuvent aussi se trouver dans cette situation, si un éveil et un intérêt nouveau les mobilisent (192).

À cette diversité de situations correspondent des besoins spirituels variés : dépassement d’un contentieux, pour certains ; pour d’autres, connaissance des croyances et célébrations, désir d’un parcours, ou réintroduction à l’Eglise.

« L’option pastorale consiste donc à attendre une dynamique de rapprochement entre les divers recommençants, dans l’hypothèse qu’ils ont une grâce semblable qu’ils peuvent mettre en commun » (193).

La méthodologie catéchuménale peut alors s’avérer bénéfique.

c- les conditions de possibilité

Pour qu’un processus puisse se développer, quelques conditions sont nécessaires :

- que les personnes sentent qu’elles se situent à un commencement, même si elles ont manifesté d’abord un désir d’information, de savoir, de relation. « Le recommencement est la forme pratique que prend leur désir de vivre » (195).

- que l’on ose en parler. La personne qui demande, et aussi les chrétiens qu’elle rencontre ou qui l’accueillent. (196).

- qu’il y ait une volonté ecclésiale. La réinitiation est un acte spécifique et on n’est pas initié seulement en prenant part à un groupe de chrétiens déjà constitué sur d’autres objectifs (197). Or ces personnes trouvent un bienfait dans les contacts directs ou indirects avec les catéchumènes et le catéchuménat, et des analogies se révèlent alors (198). D’où le concours que la catéchuménat a apporté et apporte encore à leur accueil.

d - L’essentiel de ce recommencement

Sans entrer ici dans le détail des récits personnels, H. Bourgeois cherche où est le mystère de ce « commencement nouveau ». Il le perçoit dans un désir de renaître.

« On veut faire retour à une origine, en reprenant sa vie à son début pour la ré-orienter, en la ramenant à son essentiel fondamental » (199).

Cette demande n’est pas sans risque de régression ou de fascination imaginaire. Une certaine démaîtrise par rapport à la suite, l’acception de dialogues avec d’autres que soi, puis la référence à l’institution catéchuménale, mettent cette attente en situation symbolique.

Un jour vient où ces gens ne sont plus des « recommençants ». Parfois ils se lassent ou sentent que ce qui leur est proposé ne leur est pas accessible pour le moment. Parfois ils ont (ou donnent) le sentiment le sentiment qu’ils sont devenus « eux-mêmes », et que les repères suffisants sont acquis. Se pose alors la question de trouver leur place en Eglise, librement. H. Bourgeois estime indispensable que le temps de la réinitiation reste limité et que la clôture en soit marquée (200). Il fournit les critères de ce discernement (201).

Ainsi se construisent les repères pastoraux pratiques qui permettent d’accueillir et d’aider ces personnes qui se trouvent à un recommencement, en évitant de généraliser indûment cette situation. Tout le monde n’est pas recommençant !(202-203).


2 - Initiation et ré-initiation (203-208).

« Ainsi donc la réinitiation rejoint pour l’essentiel la pratique de l’initiation ». La réflexion à ce sujet en manifeste les faiblesses et en confirme la pratique.

a- La ré-initiation : test de l’initiation

La ré-initiation suscite en effet un certain nombre de questions sur la transmission reçue :

- A-t-elle pu se « nouer » par une expérience personnelle assez intérieure ? Si la première initiation n’a pas « tenu » (comme disent parfois les recommençants), ce peut être par suite d’un manque de cohérence. Elle leur a apporté des « éléments en ordre séparé, mal jointés entre eux ». Soit des catéchèses sans célébrations, soit des mises en commun sans lecture personnelle de textes bibliques majeurs, soit un accent mis sur l’ambiance ou la sensibilité plus que sur l’enjeu de fond. Ou encore une orientation trop centrée sur des « actions » à mener ou un engagement. De l’« initiatique flottant » a pu se constituer, mais l’initiation, qui exige un éveil de la subjectivité, ne s’est pas nouée (204).

- A-t-elle fait le travail indispensable sur les croyances qui circulent dans l’air du temps (concernant la réincarnation, le diabolique, l’astrologie, la religion et la mythologie) ? Si l’initiation se juxtapose à ces éléments ou les assimile superficiellement, elle ne peut réellement s’opérer.

- A-t-il fourni des éléments suffisants pour assumer les situations survenues au cours de la vie. Certaines représentations religieuses ne tiennent pas en face de mises en question scientifiques ou techniques. Une formation culpabilisante a été rejetée. L’absence de mise en commun ou de dialogue avec des non-croyants a pu ne pas préparer aux situations réelles. Alors il est arrivé que « l’adhésion chrétienne s’estompe en même temps que les attitudes auxquelles elle était liée » (205).

- A-t-elle permis, par la répétition, d’aller au-delà de la compréhension d’un moment ?

Pour ces raisons, et parfois aussi parce que le « ton » ou les « styles » d’initiation ne convenaient pas, ou rencontraient une fragilité personnelle, l’initiation n’a pas résisté au temps ou aux épreuves. Un choc, le tragique de la vie, l’absence d’actualisation de l’initiation, ont fini par l’épuiser (206-207). Les éléments acquis demeurent parfois, disponibles pour entrer dans une autre expérience initiatique, religieuse ou non.

b- La réciprocité de la réinitiation et de l’initiation

’La réinitiation aide donc, par contrecoup, à comprendre et à réaliser l’initiation." Elle sert de confirmation à l’expérience catéchuménale. Inversement celle-ci aide à réaliser celle-là. La proposition catéchuménale est à peu près la même que celle qui est faite aux non-baptisés. Par ailleurs la réflexion faite aujourd’hui en Occident sur l’initiation peut être versée progressivement au dossier de la ré-initiation (cf. les aspects analysés au ch. III) (208).


3 - Originalité de la réinitiation (209-219)

Toutefois il y a une originalité de la réinitiation. Henri Bourgeois la perçoit en cinq domaines au moins :

a- l’accent mis sur le passé des recommençants.

Ils ont besoin de le reconnaître et de « ré-identifier ce qui a eu lieu, sans culpabilité comme sans pseudo-oubli ». Un travail qui a habituellement une dimension de réconciliation avec soi, avec les autres, avec Dieu, et dans lequel les accompagnateurs peuvent jouer un rôle essentiel.

« L’opération ressemble à une traversée que l’on refait sur les traces d’un premier voyage, mais par un autre temps et dans une autre barque » (209).

b- le respect qu’appelle une telle démarche.

Finalement, il s’agit de l’avenir : ouvrir un nouvel espace, une nouvelle voie (209). Cela suppose que les accompagnateurs ne soient pas « obsédés » par le passé, qu’ils se gardent de se polariser sur l’Eglise ou sur la pratique. Car ce rattachement n’est pas la première bonne nouvelle à annoncer. Il suppose le goût du mystère ecclésial qui découle lui-même du goût du mystère de Dieu. Le problème pastoral est donc « de ne pas taire l’appel au rassemblement ecclésial régulier, tout en manifestant qu’il est aussi d’autres appels » (210). Et, dans cette dynamique, les divers types d’appartenance se stimulent mutuellement.

c- la valeur de certains rites pour les recommençants (211).

Rien de juridique, dans cette page, mais une attention pastorale délicate pour veiller à ce qui est possible, souhaitable, ressenti comme nécessaire, et situé dans une dynamique originale. Vient un moment où une célébration, analogue à celle de l’entrée en Eglise des catéchumènes, trouve place dans ce cheminement. H. Bourgeois parlait de « profession de foi ». Les rites catéchuménaux de transmission du Notre Père et du Credo ont aussi leur place. Et l’auteur souhaitait même que l’appel décisif adressé par l’évêque aux catéchumènes en vue du baptême puisse donner place aux recommençants ; la suite et achèvement de la réinitiation venant normalement conclure ce cheminement dans les assemblées eucharistiques ou, le cas échéant, les confirmations existantes.

Deux aspects de ces cheminements donnent à penser.

- le besoin très fort manifesté par les recommençants d’une confirmation. Ils voudraient même être « re-confirmés », s’ils l’ont déjà été. Besoin, certainement, d’actualiser ou « d’assimiler mystagogiquement ce qui a été reçu et n’avait pas encore trouvé sa densité » (212) ;
- l’apparition du besoin de pardon et réconciliation. Il n’est pas premier, car les recommençants demandent d’abord la foi. Mais c’est la logique du chemin catéchuménal d’orienter vers le pardon divin. D’où la nécessité d’une initiation aux moments qui le célèbrent (212).

d- le rôle de la répétition initiatique.

La ré-initiation en use largement. Car « ce qui se passe refait, réinstaure ce qui a été plus ou moins effectué dans le passé ». « Il faut repasser par les portes étroites où l’on était déjà passé, entrer dans une séquence d’expériences qui sont en résonance l’une par rapport à l’autre, prendre le temps de durer pour que vienne la foi en sa gratuité » (213). Dans ce processus, la confirmation prend un relief singulier. Elle y trouve « une nouvelle signification », celle d’une « réactualisation fondamentale du baptême, quand celui-ci n’est pas demeuré une réalité vive ».

« Tout se passe comme si on n’était jamais initié par un seul acte, un seul moment, mais par une genèse où ce qui a été se manifeste différemment, sous une figure légèrement différente » (213).

e- la signification culturelle de la réinitiation (214-219).

De même qu’au ch. III, H. Bourgeois avait souligné la signification culturelle de l’initiation, dans une époque où la difficulté et le besoin d’identification sont patents, de même il tient ici à manifester la portée culturelle de la ré-initiation, et par conséquent le caractère de service public que devrait prendre cette orientation pastorale. Il le fait de trois manières.

- D’abord la sensibilité ambiante, dans l’Occident actuel, est ouverte à ce besoin de réinitiation. Le développement des stages et apprentissages pour ré-habiter son corps, harmoniser ses énergies, développer sa capacité de communiquer, « redéfinir ses coordonnées d’existence », redistribuer périodiquement les cartes de la vie, est un fait de société. Il devient évident pour nos contemporains qu’une initiation de base doit être renouvelée, ou reprise, à certains moments importants de la vie. En même temps, la ré-initiation chrétienne n’est pas seulement une « opération de confort spirituel ou de rajeunissement mental ». Elle a pour « responsabilité de manifester ce qui la particularise » : « l’Alliance baptismale avec Dieu » (215).

- Puis une forme de ré-initiation développée aux USA : le « rebirthing » (la renaissance). Plus exactement, il n’est pas souhaité, ici, de revenir à une initiation antérieure, mais plutôt « en deçà » de l’initiation, à « la nature ou la spiritualité immédiate » (217). Ce qui est proposé est à la fois une « technique » et une « spiritualité », un travail corporel de libération de l’être, du souffle. Cela peut inciter la réinitiation chrétienne à être attentive au « pneuma » : à la fois l’Esprit saint et la respiration en nous.

- Enfin la facilité de ces initiations culturelles à entrer en osmose, les unes avec les autres. Il y a là un défi pour la réinitiation chrétienne : peut-elle proposer ce qui la spécifie ? et est-elle capable de se présenter d’une manière qui ne soit pas élitiste mais montre sa pertinence pour un public large, et qui ne souffre pas forcément de troubles psychiques ou relationnels ?

4 – Difficultés de la réinitiation (219-230)

Les pages 219 à 230 pourraient paraître superflues. Mais en les ouvrant par l’expression : un signe des temps, Henri Bourgeois indique la tonalité de la réflexion qu’elles développent. La théologie se fait ici prospective : elle indique le chemin pour accueillir et correspondre au signe des temps que constitue le phénomène inattendu des recommençants.

Les difficultés à prendre en compte s’expriment dans des façons de dire, comme dans les façons de faire assez communes :

a- les préjugés courants sur le terme « recommencer ». Il serait « régressif », trop « religieux », tentative de « récupération » ou de « ré-embrigadement » (219-220) ;

b- une façon de traiter l’initiation et donc aussi la réinitiation d’une manière générale et abstraite, qui serait forcément inadaptée puisque référée à une tradition ancienne, sans avoir fait l’expérience de sa nouveauté (220-221) ;

c- une confusion entre cette pastorale du recommencement et les pratiques des communautés néo-catéchuménales, nées en Espagne en 1964, qui reprennent, outre le nom, certains traits de la méthode catéchuménale proposés à des baptisés pour revitaliser leur foi, mais sans tenir assez compte du contexte socioculturel présent, et en suscitant bien des questions sur leur pratique de l’ecclésialité et la durée du parcours (221-224). Sur ce point de conséquence, l’auteur reprécise l’enjeu. La théologie, en clarifiant le débat, ne peut rester neutre. Elle se fait prophétique.

« Ce qui est ainsi en cause, c’est au fond la sensibilité aux non-baptisés et aux gens qui sont »loin« . Une fois de plus, si l’on n’y prend garde, les chrétiens qui veulent approfondir (légitimement) leur foi risquent d’occuper tout le terrain en masquant la demande de baptisés dont le baptême est réellement handicapé » (226).

d- la différence mal perçue entre réinitiation et expérience pentecôtiste et charismatique. Certains traits communs peuvent ici encore prêter à confusion. Mais si le langage diffère, c’est que les parcours eux aussi diffèrent (226-228) : dans le type de demande accueillie, dans la forme et la durée du parcours proposé, comme sur la place des réserves et des débats intérieurs chez les recommençants. Si en certains cas le pentecôtisme favorise une conversion, il n’est pas comme tel orienté vers l’initiation ou la réinitiation.

e- L’actualisation de la foi procurée par les exercices spirituels d’Ignace de Loyola demande aussi à être confrontée avec les besoins des recommençants (229-231). Là encore on peut relever beaucoup de points communs entre les deux pratiques. Mais la demande de réinitiation est d’abord de compréhension plutôt que d’élection. Elle commence par la prise en compte d’un en deçà du religieux, elle peut s’arrêter à des « points particuliers » de la foi, et a sa propre manière de progresser, par ondes concentriques, à mesure que se perçoivent et s’établissent les cohérences d’une structuration. Elle a sa ritualité propre et développe une dynamique de découverte à la fois spirituelle basique et ecclésiale.

La conclusion de ce chapitre rappelle les enjeux de la réinitiation.. Ils sont pratiques et non pas formels. Il s’agit de penser à proposer un « catéchuménat des recommençants », même si l’expression peut paraître ambiguë, en évitant de confondre approfondissement, conversion et initiation (2231-232).

Pour prolonger la réflexion

1) Qu’est-ce que ces analyses éclairent sur l’état d’esprit par rapport à ce « signe des temps » des « recommençants » ? En avons-nous entendu parler ? Avons-nous eu à nous confronter à certains de ces préjugés ? Quelle est notre expérience à ce sujet ?

2) Comment discerner et accueillir pratiquement des demandes de « recommencement » : leurs façons de s’exprimer, leur demande première et leur demande plus fondamentale ? les propositions faites ?

3) Quel est, selon vous, l’apport d’une réflexion pastorale et théologique à ce sujet ? Quels passages vous semblent à retenir ?


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