Le Fonds Henri Bourgeois
Inventorié et classé en 2008, ce fonds est conservé à l’Université catholique de Lyon.
Voici une présentation sommaire : article paru dans le Courrier des Amis d’Henri Bourgeois. Elle donne un aperçu des divers chantiers de l’auteur et de l’organisation.
Archives, archivage, avenir
Une familière des lieux d’archives, l’historienne Arlette Farge, évoque la fréquentation des lieux d’archives « en termes de plongée, d’immersion, voire de noyade… La mer est au rendez-vous ; d’ailleurs, répertoriée dans des inventaires, l’archive consent à ces évocations marines puisqu’elle se subdivise en fonds… » .
C’est ce que fut l’expérience du traitement d’un de ces fonds, celui d’Henri Bourgeois, conservé à l’Université catholique de Lyon.
On propose ici une progressive introduction aux ressources de ce fonds. Le traces révèlent l’homme et la passion qui l’habitait.
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1 - Un vaste chantier à ciel ouvert
◆ Matériellement, le Fonds Bourgeois couvre 22 mètres linéaires, soit près de 200 boîtes d’archives, contenant 840 articles, dont certains volumineux. 736 sont des dossiers de travail, et les 104 autres renferment des documents que l’auteur gardait sous le coude.
De consultation aisée, ce fonds s’organise selon les domaines d’investissement de l’auteur, au nombre de 5 :
1/ personnel et privé,
2/ théologique en faculté,
3/ théologique avec d’autres partenaires,
4/ pastoral,
5/ et enfin éditorial.
En chacun de ces domaines, les séries de dossiers se regroupent en plusieurs sous-domaines.
Cette distribution manifeste par elle-même le jaillissement d’une pensée, issue des ressources et problèmes hérités et exposée aux défis de l’actualité.
◆ Les domaines sont ceux où Henri Bourgeois exerça des responsabilités pastorales et théologiques, non sans les porter à un point de maturation bien au-delà de ce qu’exigeait de lui le seul accomplissement de ses ministères.
Celui qui entre découvre là un chantier culturel et théologique à ciel ouvert sur près de quarante ans. Les documents antérieurs à 1962 (date d’ordination) sont ceux de la formation reçue, ils sont encore restreints pour les premières années de ministère (1962-68), mais ils abondent pour la période 1968-2001, riche en ministères importants, comme en événements et évolutions, dans le panorama culturel européen et mondial.
◆ Les dates pour autant qu’elles existent ou que leur repérage est possible, permettent de distinguer, dans les archives conservées, plusieurs périodes :
1962-1970 : premières années de ministère et d’enseignement) ;
1970-1980 : mise en place des problématiques essentielles, pastorales et théologiques ;
1980-1990 : années de ministères lourds, d’avancées nouvelles, et de productivité ;
1990-2001 : développement de chantiers nouveaux.
2 - Une époque
◆ Historiquement, ce sont des années marquées, pour la France et l’Europe, par la sortie d’un monde :
- fin de la colonisation en Algérie ;
- irruption d’une culture nouvelle avec mai 1968 ;
- cascade d’événements en Europe : fin de l’étau du communisme, réveil de pays d’Europe centrale, réunification de l’Allemagne, aboutissement d’une union européenne ;
- inventions technologiques multipliées accélérant les échanges mondiaux, mais bousculant aussi la perception que l’humanité a d’elle-même, fragilisant ses traditions et ses systèmes de valeurs ;
- irruption de ce qu’on appelait encore le « Tiers monde » et découverte grandissante de traditions asiatiques.
◆ Sur le plan du christianisme, le Concile Vatican II (1962-1965) cristallise et inaugure, au début de cette période, un courant de réajustements dans le catholicisme.
Il soutient une immense espérance pour le dialogue de l’Eglise et du monde.
Le dialogue oecuménique s’intensifie.
Mais certaines crispations internes au catholicisme persistent et des problèmes majeurs non résolus se signalent par des crises récurrentes.
◆ Henri Bourgeois recueille le meilleur du passé – et aussi une part de son tragique - au début de sa vie d’adulte.
- - Ses choix de vie joignent ministère pastoral et fonction théologique. Ce qui lui permet ou impose un cadre de réflexion où il ne peut éluder ni les questions posées par les réalités, ni l’élaboration de réponses à ces questions. Une tension qui, pour lui, sera féconde.
- - La venue d’adultes à la foi qu’il appelle et accompagne, le conduit à une ré-évaluation des discours chrétiens habituels, et exige de lui des déplacements et la prise en compte d’urgences dans la transmission.
- - Elle appelle aussi une théologie ouverte à un public de laïcs assoiffés de réflexion, et parfois aussi appelés en théologie. Les frontières institutionnelles s’élargissent.
- - Une parole capable de s’adresser à des cultures nouvelles sans méconnaître la diversité des anciennes, plaçant l’auteur aux avant-postes d’une recherche où la foi cherche à comprendre et tout autant à se faire comprendre.
- - L’écriture assidue est pour lui une manière de dire l’incommunicable et une voix d’évangile de portée non maîtrisable et illimitée.
Les dossiers conservés sont le chantier d’un artisan généreux et génial, confronté à des nécessités et défis majeurs, et y mettant le prix.
3 - À la Faculté de Théologie
◆ a- Les dossiers plus anciens s’inscrivent dans les problématiques des années soixante.
Henri Bourgeois les connaît, les reçoit, les travaille de façon neuve : il refuse la « mort de Dieu », il creuse les questions de la création et de « l’originel du péché », du « salut », s’attarde au « Jésus de l’histoire et Christ de la foi », explore « l’Eglise », sa relation au Christ, son unité et mission.
Ce sont notamment les cours donnés aux Séminaristes (St Irénée et GFU), et autres groupes. Des polycopiés de cours existent, dont l’identification et la portée exigeraient un examen plus approfondi.
◆ b - Le début des années 1970, avec des fonctions nouvelles à la Faculté de Théologie et bientôt la responsabilité du catéchuménat diocésain (1972), marque un tournant. La période de productivité durera jusqu’à la mort (2001).
Les archives forment quatre ensembles importants :
◐ Le Cours Cultures et christianisme, tout d’abord, donné à l’IPER , et poursuivi jusqu’en1999, fait d’Henri Bourgeois, ou manifeste en lui, un veilleur et un analyste des cultures :
- qu’est-ce qu’une culture ?
- qu’est-ce qui la constitue ?
- comment l’analyser ?
- quels en sont les types ? comment change-t-elle ?
- que signifie la crise des sociétés occidentales ?
- quels rapports Nord-Sud ?
- comment la foi s’y donne un langage ?
L’Inde notamment, où il a séjourné (certainement non sans penser à un autre lyonnais : Jules Monchanin (+ 1957) et dont il croise les traces sur son propre chemin), habite sa pensée. Son premier grand livre s’y réfère tout comme ses derniers travaux.
Ces questions structurent son cours, dont la documentation et le plan s’enrichissent d’année en année et toujours selon les mêmes axes de recherche.
◓ Le Département de Recherche, ensuite, dont Henri Bourgeois fut chargé d’assumer la coordination à partir de 1973 et pendant plusieurs années, constitue certainement un lieu important pour sa réflexion sur la fonction théologique.
Le fonds réunit non seulement les dossiers de ses propres Laboratoires mais aussi ceux de son prédécesseur, Daniel Boureau, et ceux de ses collègues, Henri Denis notamment, auxquels lui-même participa à maintes reprises.
Les questions de « langage », d’ « image », de « sacrement », de « perspective ecclésiale », y sont très présentes.
Ce sont les années de la fondation du CADIR (Centre d’analyse du discours religieux ) à Lyon.
À partir de 1985, après 6 années de décanat qui ont marqué la Faculté, il anime plusieurs laboratoires sur des questions épistémologiques :
- « Théologie et narrativité »,
- « Théologie transversale »,
- « Théologie pratique »,
- « Mystique et théologie ».
◑ Le Cours de théologie sacramentaire dont il fut chargé est un autre ensemble important.
Il fait large place au traitement des catégories utilisées : « sacrement », « signe », « symbole », « mystère », et aux « problématiques historiques ».
La documentation sur le « baptême » est imposante.
Les archives restent marquées par une forme de cours en « travaux dirigés », dans lesquels Henri Bourgeois initie et en même temps suscite une recherche commune, à partir des textes d’une soixantaine de théologiens.
La dimension oecuménique est permanente, sous forme de documents inclus, mais aussi de journées de travail avec les théologiens de Genève. Des liens d’amitié se créent, comme avec le doyen Jean-Marc Chappuis.
Outre les notes manuscrites, des notes dactylographiées par Henri Bourgeois pour ses étudiants (bibliographies révisées, notes de synthèse) existent. Elles constituent un recueil de 135 pages, que l’on peut retrouver dans ses archives.
◒ La fondation du Département de communication, enfin, avec Jean Bianchi, en 1981-83, à la demande de l’épiscopat, constitue le quatrième ensemble de travaux dans le cadre de la Faculté.
On trouvera les traces et les documents des travaux intensifs d’enseignement et de recherche poursuivis dans ce cadre, avec le groupe Médiathec, sur vingt ans. On peut en trouver les Tables analytiques (les ordres du jour) sur le site personnel de Georges Decourt.
4 - L’activité théologique développée hors de la Faculté.
L’activité théologique, à la fois de recherche, de dialogue et de responsabilité pastorale, se développait aussi hors de la Faculté, quoique y renvoyant sans cesse.
◆ a- On ne trouvera pas dans ce fonds les archives du responsable du catéchuménat (1972-1990) (les chercher aux archives diocésaines de Lyon), hormis cependant les documents d’interventions personnelles sur le sujet, notamment au niveau national ou européen.
◆ b- En revanche le fonds conserve les archives de l’Espace Sainte Marie, lieu urbain de recherche pastorale en direction des intellectuels, des recommençants et d’un large public, officiellement créé en 1990, sous l’épiscopat du Cardinal Albert Decourtray, et qu’Henri Bourgeois développa et anima jusqu’à sa mort, avec l’apport de nombreux animateurs, parfois issus eux-mêmes de ce courant de recommençants.
La recherche menée antérieurement, avec le catéchuménat diocésain et national, sur l’initiation et la conversion et les questions posées en retour à l’Eglise, s’y déploie en recherches sur la ré-initiation et les enjeux et formes ecclésiales.
Et la réflexion sur le sacrement s’articule avec une recherche sur les spiritualités, en particulier dans des dialogues approfondis et des ateliers avec des pratiquants du yoga et du bouddhisme
Une activité pastorale d’invitation et de fidélisation d’un public en attente que ne parvenait guère (ou ne cherchait pas) à mobiliser le dispositif ecclésial existant, développe groupes, ateliers, soirées-débats, colloques inter-religieux organisés en concertation et autant que possible en partenariat avec d’autres lieux et instances. Les dossiers conservés, auxquels il faudrait joindre les cassettes audio réunies par des amis d’Henri Bourgeois, et recueillies par l’association, attestent une grande créativité et une non moindre réception, jusqu’au colloque national sur les recommençants (1997).
Cette manifestation fit certes largement connaître la pertinence ecclésiale et culturelle de ce courant. Mais elle fut aussi, paradoxalement, comme en témoignent ces archives, le signal d’un malaise du côté de l’institution catéchétique, avec la décision prise de demeurer en deçà de certains seuils institutionnels qui pouvaient seuls permettre la poursuite d’une recherche effective et concertée.
◆ c- Les dix dernières années sont l’époque de l’entreprise éditoriale « Pascal Thomas-pratiques chrétiennes » (DDB).
Henri Bourgeois la conduit en faisant appel à des compétences diverses sur des points sensibles, et parfois cruciaux, des évolutions du christianisme en France : pratiques pastorales, formes ecclésiales, rôle de l’épiscopat, questions des divorcés-remariés, ministères et autres points de fixation d’un malaise récurrent. Des bilans s’opèrent, des pratiques sont évaluées, des perspectives se dessinent.
Il y eut des attaques violentes et infondées du courant intégriste, dont H. Bourgeois ne fit pas étalage, et des incompréhensions survenues dans les domaines même de ses compétences sacramentaires.
Elles sont significatives des difficultés, certains diront peut-être du fossé qui se re-creusait peu à peu dans le catholicisme, et entre lui et le monde ; tout autant que de la position cruciale –crucifiée peut-être - de celui auxquels elles s’adressaient sans scrupule ni sanction.
On ne peut que signaler ici les nombreux dossiers de demandes d’intervention ou de session, et les correspondances pastorales. Non seulement elles attestent l’ampleur de son rayonnement, mais ces colloques et sessions étaient pour lui stimulation autant que service rendu. Il y rencontrait des publics divers : exorcistes, dialogues inter-religieux, événements culturels. Il y écoutait leur manière de réfléchir leurs services et actions. C’était le « grain à moudre » de sa théologie.
Pensée, amitié et service d’évangélisation et d’éducation étaient pour lui inséparables.
5 - La trace d’options théologiques
Ce qui se joue là, dans la décantation nécessaire opérée par le tri et le classement, c’est la possibilité « d’articuler un passé mort sur un langage, et de produire de l’échange entre vivants », comme le dit encore Arlette Farge. "Traces vivantes » pour de nouveaux printemps, quand les froideurs de notre époque amnésique auront été surmontées.
Notons seulement ici quelques traits majeurs qui se dégagent de la fréquentation de ce fonds : un style et une sorte de nécessité croyante et évangélisatrice.
◆ a- La théologie d’Henri Bourgeois n’était pas une théologie en chambre, même et surtout si elle fut largement solitaire, mais une théologie en dialogue.
Elle converse avec des interlocuteurs divers, présents par une foule de documents de toutes tailles et de toutes langues : coupures de presse, brochures, articles de revues, courriers, travaux d’étudiants ou de chercheurs, lettres, tracts sans nombre, sans oublier l’ombre de la bibliothèque disparue.
La théologie, avec lui, prenait ses mots dans ceux que charriait la rumeur du présent, tout autant que du passé, comme Jésus prenait les siens dans la vie des hommes et femmes de son temps et du Livre.
Chaque dossier de travail ou presque est accompagné ou rempli de documents, pauvres chemises malmenées, vigueur du verbe dans la fragilité du véhicule.
Par pitié pour les dossiers, le fonds comportera des archives de travaux et des archives documentaires, les unes renvoyant aux autres et vice-versa.
◆ b. Ce n’était pas non plus une théologie bien encadrée, mais une théologie qui, sans méconnaître les différences, bien au contraire, sortait du cadre des différentes disciplines, ou plutôt les mettait en communication.
Henri Bourgeois décloisonnait sans cesse les savoirs et les méthodes, avec une faculté d’assimilation déconcertante. Il lui fallait entendre et interroger, toujours : « Homme ou femme, que dis-tu de toi-même ? que dis-tu de Dieu ? et comment le dis-tu ? D’où cela te vient-il ? Qu’est-ce que cela signifie ? Comprends-tu ce que tu dis ? ».
Goût de travaux pluridisciplinaires, pratiqués longuement et souvent, en Faculté et bien au-delà. Goût de la confrontation et du débat, mais aussi capacité à l’ordonner dans une propédeutique commune de la quête de vérité.
Plus qu’un travail d’animation : un vrai travail de pensée, d’articulation de pensées entre elles et avec ce qui se donne à elles et en elles, dans les mots de ceux qui y pensent, ou même qui n’y pensent pas.
Une théologie au goût de révélation, de Dieu et de soi, et de l’entre-soi.
Ainsi la théologie qui s’enseignait trouvait-elle à apprendre de celle qui s’élaborait dans le peuple croyant, parfois peu ou autrement croyant, en jachère, en exploration ou en attente.
Elle ne se mettait pas en position de « maître » vis-à-vis de ses interlocuteurs, mais de « pédagogue », par l’autorité que lui donnait son inspiration intérieure et sa méditation.
Elle cherchait à dire, car elle ne pouvait les taire, les enjeux d’une foi, d’une pratique, du discours ou de la vie en Eglise, les chances de devenir croyant.
Elle s’en allait fouiller l’Ecriture, retracer les genèses, convoquer d’autres chrétiens confessants, et jeter un pont entre Occident et Orient, faisant communiquer des mondes.
◆ c) Enfin sa théologie était une théologie ouverte. Nul plus que lui ne faisait leur part aux critiques et obscurités, mais la rigueur du raisonnement n’en était pas atteinte.
L’épaisseur des malentendus, des non entendus, la surdité des pratiques sans horizon et des idéologies fermées sur elles-mêmes, cédaient à une lumière discrète, à un appel qui ouvrait un chemin, sans violence mais avec détermination. Cohérence qui permettait de décaper les mots, de les déployer un peu pour que le Verbe puisse s’y entendre, sans que son mystère soit trahi.
Théologie de la pratique et pratique de la théologie, ces archives diront à qui voudra bien le voir et l’entendre, combien elle excellait en sérieux et humilité.
◆ d). A la recherche et à l’enseignement, il faut ajouter l’écriture. Est-ce théologie ? est-ce au-delà de la théologie ? Un corps à corps avec la langue. Le salut, c’est à dire.., titrait l’auteur (expression à lire sans trait d’union, comme le mouvement d’une nécessité).
Les préparations pouvaient être fort lointaines et très variées.
La gamme des productions était riche : du billet de « Images du mois » à la contribution magistrale à une collection de « culture chrétienne » qu’est L’espérance, maintenant et toujours (un autre de ses titres), en passant par les multiples articles, notes, rapports, et ces échelles de remarques ou de propositions qu’étaient habituellement les conclusions, en forme de chemin. Sans trahir la discrétion de l’humain ou du divin.
« Le style, c’est l’homme ». Plus qu’un style, sans doute.
Un tel chantier a existé. En se constituant au jour le jour, durant quarante ans. Il existe encore, avec le fonds d’archives heureusement conservé, même mutilé de sa bibliothèque.
Il ne flatte pas, n’offre rien d’un musée artistique ou archéologique, n’étale aucun narcissisme ou élitisme, rien que l’attention à une information multiple et cependant choisie, la collecte soutenue de la pensée d’autrui, les opérations du théologien, le tracé de l’infatigable pointe du stylo-bille bleu… ou le doigté de la frappe sur l’increvable clavier de la machine à écrire, à la recherche du Dieu qui vient, qui est « à dire », qui « se dit », sans savoir comment ni à qui, et pourtant à chacun, ni ici et là, mais partout.
Par la largeur de son accueil, sa discrétion, et sa continuité même, ce fonds constitue à lui seul un lieu de rencontre de l’Eglise et du monde, en l’humanité de notre temps et les transformations qui s’y opèrent. Un temps qui change, mais qui dure plus qu’on ne pense, ne repart jamais à zéro et a des retours imprévus.
Un lieu ou espace de pensée aux milles portes, réservoir de traces précieuses qui attendent de s’éveiller en pensées vives.
Puissent des chercheurs, théologiens, historiens ou biographes, s’y mettre à l’écoute. Il y faut certainement plus que de simple curieux ou des promeneurs pressés.
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