La foi chrétienne et sa dimension ecclésiale
La difficulté ecclésiale de certains croyants résiste à des formules ou à des affirmations. Henri Bourgeois, dans l’article qui suit, tente de la cerner et témoigne en même temps d’expériences structurantes :
« Comment et pourquoi la foi en Dieu prend-elle une forme ecclésiale ? Comment et pourquoi le fidèle de l’Evangile devient-il membre du corps ecclésial ? La réponse à ces interrogations ne peut être seulement verbale ou simplement théorique. Elle suppose que l’on traverse des expériences adaptées, structurantes, progressives. Autrement dit que l’on soit initié. »
L’acte de foi, quand il est chrétien, a une forme d’Eglise : voilà qui est tout ensemble bien connu et parfois, aujourd’hui, un peu énigmatique. La manière d’affirmer le caractère ecclésial de la foi se ait d’autant plus répétitive qu’elle reste souvent sans effet sur des croyants que l’individualisme de l’époque n’ouvre guère au mystère de l’Eglise. De plus, nombre de nos contemporains adhèrent à Dieu, se réfèrent à l’Evangile, sans être convaincus du bien-fondé de l’Eglise. Quoi qu’elle en dise, celle-ci ne leur apparaît pas être un signe ou un sacrement du Royaume de Dieu.
Les réflexions que voici se voudraient donc réalistes. Il est vain de proclamer « l’ecclésialité » de l’acte de foi chrétienne si, en fait cette dimension ecclésiale demeure beaucoup plus problématique qu’on veut bien le dire. Je voudrais indiquer simplement trois voies d’exploration, d’inégal intérêt, qui me semblent actuellement possibles pour mieux comprendre et faire comprendre ce qui est en jeu. L’une est classique mais un peu idéologique. L’autre est traditionnelle mais souvent essoufflante. La troisième est peu pratiquée mais sans doute la plus praticable actuellement.
I -
On ne peut croire tout seul….
La foi chrétienne n’est pas privée…
Héritiers du renouveau ecclésial et communautaire de notre siècle, nous avons tendance aujourd’hui à dire et redire que l’on ne peut croire de manière purement individuelle, sans Eglise. Il y a là, pour bien des responsables ecclésiaux, catéchistes ou évêques, militants ou prêtres, une sorte d’évidence viscérale qui n’a pas besoin de justification. Si jamais on veut s’en expliquer, on fait appel aux grandes formules bibliques, notamment celle de l’Eglise peuple de Dieu, ou celle de l’Eglise Corps du Christ. Au besoin, on cite Vatican II : « Tous ceux qui croient au Christ, il a voulu les appeler à former la sainte Eglise » (Lumen Gentium, n° 2). Et, surtout, on s’appuie sur des témoignages multiples qui attestent comment l’adhésion évangélique a spontanément une dimension ecclésiale.
Cette première façon d’exprimer l’ecclésialité de la foi chrétienne est actuellement la plus en valeur.
Dans cette perspective, le fait d’avoir rapport à l’Eglise, sous une forme ou sous une autre, est perçu et présenté comme une chance, une joie. Etre membre d’une communauté chrétienne, ce n’est pas un devoir, c’est une jouissance. On est accueilli, on rencontre des amis, voire des frères et des soeurs. On découvre un groupe cordial où l’on peut parler de ce que l’on vit et élargir son cœur à ce que vivent les autres. Par conséquent, l’Eglise apparaît comme le lieu normal et manifeste de la foi. On s’assemble avec d’autres pour croire avec eux et, plus ou moins, comme eux.
Dans cette même optique, la dimension ecclésiale ou communautaire du christianisme se trouve mise en avant, comme un signe de son excellence. Le baptême est caractérisé d’abord comme entrée dans l’Eglise et partage de son de son aventure historique. L’eucharistie, c’est la mise en commun des croyants assemblés autour du Christ et faisant mémoire de lui. La réconciliation, c’est le pardon donné et reçu entre disciples du Christ en vue de retrouvailles à annoncer et à opérer dans le monde de la société. En tout cela, la dimension horizontale n’exclut pas la dimension verticale du don et de la Parole spirituelle de Dieu. Mais le vertical s’exprime à travers l’horizontal. Il se signifie ou se symbolise à travers lui. L’ecclésial est la visibilité privilégiée du mystère de Dieu parmi les hommes.
J’ajoute que, dans cette manière de comprendre la foi chrétienne, l’ecclésial et l’horizontal n’ont rien de plat et de banal. Il est souvent perçu comme l’espace d’un chemin décisif, celui qui fait passer du statut d’adhérent à celui d’évangélisateur. On est venu pour voir, on bénéficie de la fraternité, et un jour vient où l’on change de perception et où l’on devient, à son tour, témoin et annonciateur de la chance ecclésiale. On croit alors autrement. La foi trouve dans la logique ecclésiale de quoi s’approfondir en devenant plus active et plus responsable.
Les limites d’une évidence
L’ecclésiologie de la foi que je viens d’évoquer brièvement présente une force et une cohérence indiscutables. En gros, elle se recommande de Vatican II, ce qui est en l’occurrence un titre d’autorité.
Mais je crois qu’elle présente aussi des insuffisances dont nous ne sommes pas toujours conscients.
En premier lieu, elle est adaptée à certaines formes culturelles qui ne sont pas les seules à exister aujourd’hui. Schématiquement, elle convient assez bien à certains jeunes (pas à tous, bien sûr), à certains tempéraments (besoin de frères et de soeurs), à certains moments de la vie (où l’on est heureux de faire une expérience de type communautaire), à certains héritages chrétiens (qui rendent séduisante l’ecclésiologie modernisée de Vatican II). Mais il est aujourd’hui bien des gens qui restent extérieurs ou indifférents à un tel discours. Individualisme ? Sans doute, mais pas seulement. Ils éprouvent une certaine défiance vis-à-vis d’une expérience ecclésiale dont les éventuels bons côtés masquent d’autres aspects, pour eux inquiétants. La dimension communautaire leur paraît recouvrir et laisser dans l’ombre la dimension « système » du christianisme, notamment catholique. Surtout la forme de foi qu’ils ont en certains cas leur semble décalée par rapport à la version ecclésiale de cette même foi. L’évangile ne va pas forcément de pair, pour eux, avec l’Eglise, en tout cas les réalisations d’Eglise qui leur sont accessibles.
Ensuite, j’ai l’impression que la dynamique de la foi ecclésiale dont je viens de faire état n’est pas assez soucieuse de rendre raison d’elle-même. Elle parie sur la force du témoignage et sur la vitesse acquise : « vous verrez », « c’est évident », « faites l’expérience ». Tout cela a en effet de la vigueur. Mais il manque, en beaucoup de cas, un brin de remise en cause et d’explication. Si bien que, vue de loin, l’ecclésialité de la foi a une allure idéologique. Au fond, l’Eglise qui est présentée comme lieu normal de la foi n’est pas assez perçue comme une réalité évangélique étonnante et parfois déroutante. Elle va trop de soi pour être suffisamment accordée à la foi qu’elle entend signifier.
II - La foi de l’Eglise et la foi de chacun
Venons-en alors à une deuxième voie d’exploration qui, elle, suppose du recul et quelque réflexion. Il s’agit de faire apparaître dans l’acte de foi le plus personnel une présence au moins implicite de l’Eglise. Le « je crois » est compris comme impliquant toujours, en principe, un « nous croyons ». L’Eglise n’est plus envisagée ici comme une chance ou comme un lieu de partage, mais comme une voix dans notre voix, une voie dans nos voies, une tradition croyante inscrite activement dans l’actualité personnelle et toujours limitée des croyants.
Cette perspective remonte à l’Antiquité. Elle vient d’être remise en lumière par le livre de M. TH. Nadeau, Foi de l’Eglise. Evolution et sens d’une formule (Beauchesne, 1989). Parlant du baptême des petits enfants, Augustin souligne que la fragilité de la foi des parents n’est pas un obstacle à la célébration baptismale car « l’enfant est présenté, non pas tant par ceux qui le portent sur le bras que par l’assemblée tout entière des saints et des fidèles » (lettre 98 à l’évêque Boniface). Augustin fait un raisonnement analogue pour justifier, contre les donatistes, que le sacrement ait valeur, même quand il est présidé par un ministre « indigne ». Ainsi donc, la foi de l’Eglise entre pour partie dans l’acte de foi des chrétiens. C’est, pour ainsi dire, une foi dans la foi, la marque de la foi du peuple dans l’acte de foi de chacun. Par la suite, le Moyen Age reprendra à son compte, en Occident, la théologie augustinienne. Thomas d’Aquin, en particulier, insiste sur le fait que les sacrements sont « sacrements de l’Eglise » [1] et il reprend les deux mêmes exemples : « Ce n’est pas par un acte propre que les enfants croient, c’est par la foi de l’Eglise qui leur est communiquée » [2]. Et aussi : « La foi de celui qui baptise ou son infidélité n’est ni utile ni nuisible au baptême qui est célébré dans la foi de l’Eglise » ( [3]
On voit toutefois le danger de ce genre de réflexion : la foi personnelle ne risque-t-elle pas d’être dévaluée ? La foi de l’Eglise n’a-t-elle pas tendance à se substituer à la foi personnelle et à la remplacer, à la limite ? Telle fut la question posée par Luther : « Je ne puis croire pour toi, tu ne peux croire pour moi. Il ne m’appartient pas de te communiquer ou de t’appliquer la promesse de Dieu, mais il est nécessaire que par ta propre foi tu te l’appliques à toi-même » [4]. Bref, la foi de l’Eglise n’opère pas par procuration ou substitution. Elle est autre que la foi d’autrui et, surtout, elle ne remplace pas la foi personnelle mais la suscite : « Si tu es faible dans la foi, laisse-toi porter comme un enfant dans les bras et le sein de ta mère Eglise ou comme le paralytique sur son lit, afin que le Seigneur considère au moins la foi de ceux-ci » (sermon « De digna praeparatione »). Luther reste augustinien, mais il a fait droit à une légitime et inévitable objection.
Difficlle mystère ecclésial
L’expression « foi de l’Eglise » désigne, certes, plus le contenu commun ou universel de la foi chrétienne que l’acte d’une Eglise qui est elle-même sujet croyant. Il reste que ce second sens est présent dans la tradition occidentale et qu’il a une valeur très suggestive. Quant un fidèle croit, par le fait même c’est aussi l’Eglise qui, en lui, croit. Dans une telle optique, l’ecclésiologie de la foi se trouve radicalement fondée. L’Eglise n’est pas seulement la résultante de la foi personnelle. Ce n’est pas seulement l’espace de la mise en commun des fidèles du Christ. C’est un sujet en quelque sorte « transcendantal », qui ne s’ajoute pas aux sujets personnels, qui ne fait pas nombre avec eux, mais qui s’inscrit en eux comme une condition spirituelle et historique de possibilité.
Toutefois, on le pressent, une telle perspective n’est pas aujourd’hui immédiatement accessible. Elle suppose une pratique chrétienne et ecclésiale que beaucoup n’ont pas. Elle implique une perception du mystère de l’Eglise qui n’est pas le lot commun. Au fond, elle relève d’une ecclésiologie assurément forte et pertinente, homogène à celle de Vatican II,mais qui paraît en bien des cas idéaliste ou formelle. Aussi sommes-nous, me semble-t-il, à la recherche d’une troisième voie qui n’ait ni le style trop évident du « on ne peut croire tout seul », ni le caractère abstrait du « quand tu crois, c’est en toi l’Eglise qui croit ».
III - Une initiation à l’Eglise
Cette troisième voie d’exploration me semble être celle d’une découverte guidée et progressive de l’Eglise. Autrement dit : d’une initiation à ce qui la fait mystérieuse.
Tout se passe en effet comme si la défense et illustration habituelle de l’Eglise par rapport à la foi (« on ne peut pas croire tout seul ») allait trop vite en besogne pour dire l’ecclésialité de la foi et comme si l’affirmation d’une présence de l’Eglise en chaque chrétien souffrait d’un manque analogue, faute d’assurer ses bases.
Reste donc à préciser ce que peut être une initiation à l’Eglsie. Ou, si l’on veut, à l’expérience ecclésiale.
Une première remarque se présente à l’esprit, telle une objection préalable. Autant l’expression « foi de l’Eglise » a valeur de tradition, autant celle d’« initiation à l’Eglise » apparaît contemporaine, comme une sorte d’innovation. De soi, la difficulté n’est évidemment pas un obstacle infranchissable. Après tout, la nouveauté n’est pas a priori exclue du christianisme, même si certains aujourd’hui ont tendance à le penser. Néanmoins, le fait dont il s’agit donne à réfléchir. Pour les anciens, on n’était pas initié à l’Eglise, aux sacrements. On était initié à Dieu par les sacrements, par l’Eglise. En d’autres termes, les signes ecclésiaux avaient une efficacité pour structurer la foi dans sa réponse à la Parole initiale de Dieu. Pour nous, ce sont ces signes qui sont devenus plus ou moins opaques. Si bien que nous avons à être initiés à eux pour qu’ils puissent nous initier en retour. On le voit, le changement culturel et même spirituel est d’importance.
D’autre part, seconde remarque liminaire, il est exact que les deux voies examinées dans les pages qui précèdent impliquent forcément quelque initiation à l’Eglise. Dans le premier cas, (« on ne peut pas croire tout seul »),il y a, le moment venu, un chemin qui s’ouvre et qui fait passer de l’état d’évangélisé à celui d’évangélisateur, ou encore du statut de bénéficiaire de l’Evangile à celui de témoin et d’acteur évangélique. Ce chemin, comme tel, initie. Il fait découvrir pratiquement la dimension ecclésiale de la foi, plus loin que l’expérience immédiate. Mais, pour la plupart de nos contemporains, cette voie est inaccessible, sans un chemin préalable, celui précisément de l’entrée en Eglise et de sa première découverte. Dans le second cas (« l’Eglise croit en celui ou celle qui croit »), il y a une compréhension du mystère ecclésial qui suppose une méditation au second degré et, par conséquent, le dépassement des impressions premières. Ce dépassement peut être envisage comme initiatique. Mais le chemin pour le faire n’est pas indiqué. Il n’y a donc pas, à proprement parler, initiation. Le problème pratique reste entier. Bref, dans les deux voies analysées plus haut, le processus concret de l’initiation est inadapté ou fait défaut. Force est donc de rechercher un nouveau chemin en ce sens.
Quand la foi découvre l’Eglise
Dans cette perspective, il est réaliste aujourd’hui de « partir » de l’individu et de la forme de foi qu’il peut avoir. Certes, les chrétiens peuvent aller de l’Eglise à Dieu et au Christ ou à l’Esprit : l’expérience ecclésiale est orientée vers un mystère qui n’est pas d’abord le sien mais celui du Dieu vivant. Mais l’autre voie, celle qui va du mystère divin au mystère ecclésial, est, dans bien des cas, surtout aux moments d’initiation, plus accessible et plus fondamentale. La question est en effet la suivante : comment et pourquoi la foi en Dieu prend-elle une forme ecclésiale ? Comment et pourquoi le fidèle de l’Evangile devient-il membre du corps ecclésial ?
La réponse à ces interrogations ne peut être seulement verbale ou simplement théorique. Elle suppose que l’on traverse des expériences adaptées, structurantes, progressives. Autrement dit que l’on soit initié.
Je n’ai pas la possibilité de détailler ici l’ensemble initiatique qui, aujourd’hui, sous des modulations un peu diverses d’ailleurs (catéchuménat, communautés, carêmes paroissiaux, retraites spirituelles) est disponible. Je noterai simplement quelques accents majeurs. Etre initié à « l’ecclésial », c’est d’abord découvrir comment faire confiance à autrui, en raison de la confiance que Dieu nous fait et qu’on lui accorde en retour. Cela se déploie peu à peu, au fur et à mesure que l’on apprend à écouter avec la foi que l’on porte en soi : l’opération suppose bien des tâtonnements. Parallèlement, on devient capable de s’adresser à autrui avec cette même foi qui est en soi et en essayant de rejoindre la foi qui est en lui. Tout cela s’expérimente dans le quotidien. Ceux et celles qui éprouvent cette expérience en ce qu’elle a d’original et parfois d’inattendu en perçoivent très bien le caractère essentiel. En croyant avec d’autres, ils croient eux-mêmes autrement. Les paroles ou les promesses évangéliques se réalisent, même partiellement, ici et maintenant : la réconciliation et le pardon, l’entrée dans la vérité de l’être, l’accès à une espérance renouvelée.
Cependant, tout n’est pas achevé de la sorte. D’autres expériences se présentent, elles aussi structurantes. Ainsi l’apprentissage ecclésial de relations nouvelles, évangéliques, entre hommes et femmes, entre générations, entre classes sociales et cultures différentes, entre le peuple de l’Eglise et ses responsables. Ainsi la découverte de l’ampleur qu’a le corps ecclésial, dans son histoire et dans son extension mondiale : voilà qui élargit singulièrement l’horizon initial. Finalement, la foi est suffisamment ecclésialisée lorsqu’il devient manifeste que l’appartenance à l’Eglise n’aliène pas la liberté personnelle mais, paradoxalement, la promeut au nom de l’Esprit Saint qui souffle où il veut. Il y a là une confirmation de la foi qui, malgré les difficultés et les déceptions, donne à l’Evangile de prendre forme concrète, dans l’espérance du Royaume qui vient.
La chance ecclésiale de la foi évangélique
Il est vain aujourd’hui de gémir sur le « néo-individualisme » occidental en l’accusant de tous les maux. Pourquoi ne pas voir plutôt en lui un « kairos », un moment favorable, qui pousse l’Eglise à mieux percevoir comment elle peut s’inscrire dans le mouvement même de la vie individuelle, lorsque celle-ci rencontre l’Evangile ? L’Eglise n’est pas une « loi » de la foi. Elle ne fait pas partie des « meubles » de la foi, pour bien des gens. Elle ne gagne rien à parler d’elle-même sentencieusement ou à essayer de séduire astucieusement. Mieux vaut, me semble-t-il, faire confiance à l’individu et à la dynamique de l’Evangile en lui.
Cela suppose tout d’abord que l’Eglise ne culpabilise pas les personnes qui trouvent du goût à l’Evangile mais qui n’ont pas d’appétit pour ses structures et ses contentieux internes. A quoi bon accuser d’être intimiste ou privatisée une foi qui, en bien des cas, n’a pas eu la possibilité de découvrir sa dimension ecclésiale ? Les nouvelles générations ne sont pas constituées de gens qui ont perdu le sens de l’Eglise. Elles sont composées pour une large part de gens qui n’ont jamais eu ce sens.
Comment l’ecclésialité peut-elle fleurir de nos jours dans le mouvement de la foi évangélique et personnelle ? Il n’est pas de loi permettant les prévisions assurées. Il est au moins possible de percevoir que les chrétiens ecclésialisés de ce temps ont à faire preuve d’imagination et de créativité pour inventer des voies d’initiation, sans miser seulement sur le hasard des circonstances et la force imprévisible de l’Esprit.
article paru dans la revue Catéchèse, avril 1989 : L’acte de croire aujourd’hui, p.47-54