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A propos de la nouveauté chrétienne

A PROPOS DE LA NOUVEAUTÉ CHRÉTIENNE

L’expérience du divin

« Voici que la réalité se transfigure. Mystérieusement, elle se renouvelle sous l’effet d’un don que rien d’humain ni rien de cosmique ne saurait tout à fait fonder et justifier. Telle est l’expérience du divin. »

H.B., Identité chrétienne, p. 26)

L’image des chrétiens

« Sont-ils enfermés dans leur image passéiste, à mille lieues de la modernité (…) ? Ou bien s’ils sont susceptibles de se renouveler, sera-ce en réactualisant leur origine néo-testamentaire, ou sera-ce en comprenant mieux les signes des temps sans pour autant perdre leur âme ? »

H.B., Identité chrétienne, p. 38-39).

Intégrer les nouveautés qui se présentent

« L’opération est spirituelle. Elle est à la fois simple et délicate. Elle demande de laisser être la nouveauté dans ce qu’elle peut avoir d’étonnant et d’inassimilable et en même temps de lui faire place en soi, là où il y va de notre liberté et de notre identité. Toute nouveauté n’a évidemment pas cette valeur »

H.B., Identité chrétienne, p. 196.

Temps

« Être chrétien, c’est expérimenter le temps d’une manière originale. (…) L’originalité chrétienne, pour qui en fait l’expérience, se présente dans le langage paulinien, comme une nouveauté (…) Un sens et une pratique renouvelée du temps s’offrent à chaque chrétien. »

H.B., art. Temps, D.S., col. 162-163.

« C’est le Christ qui donne au temps des hommes des possibilités neuves en inscrivant en lui sa réalité divine. L’incarnation implique en effet une temporalisation de l’éternité, une historicisation du divin, ce qu’exprime très précisément le mot apocalyptique et néotestamentaire de mystère. En devenant temporel, le Christ change donc la portée du temps. Il opère la novation radicale. Il inscrit les derniers temps dans la durée de l’histoire. Il insère l’ultime dans le devenir. Autrement dit, rien d’autre de décisif n’est à attendre, étant donné sa venue. L’avenir ne peut-être que le dévoilement mystérieux de cette plénitude désormais réalisée. »

art. Temps, D.S. col. 165.

Ancien et nouveau

« Il peut s’agir de l’ancien tenu pour vieux et périmé ou pour fondamental et originaire. De même, le nouveau qui est invoqué peut intervenir sous les espèces du renouveau ou du renouvellement (rénovation), sous celles de la restauration, mais également sous celles de la dérive ou de la décadence, dans la mesure où la nouveauté inquiète et semble laisser perdre quelque chose de l’ancien. »

Ibid. col. 171.

« On est initié au temps chrétien quand on a eu l’occasion de faux pas qui pourtant n’arrêtent pas la progression et lorsque l’on a pu ressentir concrètement en soi les effets de la nouveauté temporelle en laquelle on est introduit. »

Ibid., col. 175).

« L’avenir, c’est la forme que prend le futur quand il vient »

Ibid. col. 179.

« L’origine nous échappe toujours et c’est pourquoi le sacrement de baptême nous donne cette origine en mystère en nous associant à la filiation spirituelle du Christ ». (col. 188)


Nouveauté autrefois et aujourd’hui

« En fait le problème est moins de savoir si une pensée est nouvelle ou ne l’est pas que de vérifier si elle est novatrice. La vérification porte sur la novation qu’introduit effectivement dans l’histoire la représentation dont il s’agit. Assurément, cela n’est pas joué d’avance aujourd’hui, pas plus que ce n’était automatique hier. Mais, en tout cas, on ne peut contourner la question. A l’époque pharisienne, elle n’échappait pas à l’attention puisque la croyance se trouvait immédiatement rapportée à la pratique de l’Alliance. Actuellement, elle demeure ouverte : dans quelle mesure le fait de croire à la résurrection renouvelle-t-il réellement l’existence ? » (p. 133)

H.B., Je crois à la résurrection du corps, p. 133.

Théologie

« La théologie est prise de distance non par réaction mais par vocation et choix délibéré, quand bien même il n’y aurait aucun abus de pouvoir des Églises. Elle honore ce qui, dans l’adhésion même, est ouverture, invitation et même appel instant à une nouveauté. Croire, n’est-ce pas toujours en quelque manière recevoir, transmettre, découvrir en des situations sans cesse inédites ? »

H.B., Guide pratique de réflexion théologique, p. 46.

"Il n’y a pas théologie s’il n’y a pas de chemins à ouvrir. Il n’y a pas théologie si la mise en discours de la question de Dieu ne laisse pas advenir quelque chose de tout à fait neuf de Dieu lui-même. Mais la nouveauté de ce dire n’est pas fantaisie livrée à l’initiative individuelle et hors de tout contrôle. La théologie n’est pas possible sans la conviction qu’un type de vigilance lui est interne en tant qu’elle est logos."

Ibid. p. 50

La joie du travail théologique

(après celle d’avoir trouvé sa parole)

« Joie d’un nouveau silence, non plus muet, mais alourdi par la densité plus grande du mystère qu’un long chemin a appris à fréquenter sans en croire trop vite cernés les contours. »

Ibid. p. 56.

(La théologie) « est donc tout ensemble lieu de vérification (pour la »théorie« ) et au moins autant, lieu de production et d’imagination donnant lieu à des significations nouvelles ou renouvelées. »

Ibid. p. 71.

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