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A propos de : Croire

A propos du Croire

CROIRE, PARLONS-EN…

Petite apologie de la possibilité du Croire….

- « Une société où n’existent plus des lieux, des occasions, des courants d’échange sur ce que l’on croit, est-elle autre chose qu’une société totalitaire, asphyxiante ? Que l’emprise totalitaire soit celle d’un parti, d’un homme, d’une ambiance générale, si l’individu ne peut plus débattre de ses questions religieuses, un de ses droits fondamentaux est aliéné. »

Croire, parlons-en,, p. 40)

- « Aimer est évidemment essentiel. Mais ce n’est pas tout. Ou plutôt, pour bien aimer, il faut autre chose que l’amour, une autre attitude qui en affine la portée et en fasse percevoir la force mystérieuse. Cette »autre chose« , c’est la foi et l’espérance. Autrement dit, des croyances puisées dans l’Évangile, dans le témoignage de Jésus et qui orientent la vie dans sa totalité ».

Identité chrétienne, p. 45.

- « Le grand trait caractéristique des croyants, c’est, pourrait-on dire, de se référer à l’invisible auquel ils se sentent reliés ».

Comment sait-on qu’on a la foi ?, p. 18.

- « La question de la liberté de croire est beaucoup plus profonde que ce que l’on entend souvent dire. Il ne s’agit pas seulement de pouvoir décider par soi-même, sans être forcé. Il faut aussi accepter de jouer le jeu de la vie, sans en fixer les règles, mais en trouvant que le jeu, tel qu’il est , a bien de l’intérêt et respecte l’honneur d’être humain. »

Comment sait-on .. ? , p. 22.

- « Toute foi comporte toujours autre chose que de la confiance pure…. (Le problème) est alors de prendre parti pour le positif invisible auquel on peut faire confiance, et contre le négatif invisible dont il faut se défier. »

Comment sait-on .. ?, p. 23.

- « Les grandes traditions religieuses, et plus largement les grandes formes de croyance, offrent quelques points de repère pour ne pas tout confondre, et surtout pour entrer réellement en relation avec le mystère. »

Comment sait-on .. ? , p. 28)

- « Croire, c’est être convaincu que l’invisible qui est en nous - le spirituel - est sollicité et soutenu par un invisible qui vient d’ailleurs, mais qui trouve du répondant en nous…. Mais il y a un risque. Ce risque, c’est de ne pas assez habiter sa maison, de se fuir soi-même en étant tourné vers l’invisible qui nous entoure. »

Comment sait-on .. ?, p. 36.

- « Pour la Bible, croire n’est pas un coup de cœur seulement. C’est risquer son cœur, et d’abord le trouver, le sentir, le connaître. »

Comment sait-on .. ? p. 44.

- « Il nous semble qu’il y a deux choses à faire pour croire : »s’orienter et alimenter ou entretenir les germes ou les pousses de foi qui apparaissent, ou dont on est porteur."

Comment sait-on .. ?, p. 50.

- « Croire, c’est vouloir sortir du banal ; C’est désirer autre chose que la fatalité et la routine. C’est oser prendre de la distance par rapport à ce qui est convenu. C’est vouloir respirer un autre air que celui, plus ou moins pollué, de nos compromis et de nos compromissions ».

Comment sait-on .. ?, p. 56.

- « La foi n’est pas une machine à agir. Ce n’est pas une fabrique d’actions. C’est une lumière dans la vie, dans l’action comme dans la réflexion, dans le plaisir de la rencontre, comme dans la collaboration. »

Comment sait-on .. ?, p. 69.

- (Le rôle propre de la foi), « c’est de donner goût à la vie, et de faire la vérité de manière cordiale et fraternelle. »

Comment sait-on .. ?, p. 71.

- « Croire implique un travail d’élargissement : on fait intervenir sa foi là où, jusqu’ici, elle n’était pas présente, ou pas très à l’aise. »

Comment sait-on .. ?, p. 73

- (Personnel ou collectif) « C’est dans la mesure où l’on croit personnellement que l’on peut entrer pour de bon »en communion« sans avoir l’impression d’une appartenance aliénante ou formelle. »

Comment sait-on .. ?, p. 76.

- « Croire, c’est s’orienter vers ce qui dépasse l’homme, en mettant en mouvement tout ce que l’on est, y compris l’intelligence. »

Comment sait-on .. ? p. 83.

- « L’intelligence qui travaille dans la foi n’est pas disqualifiée ni humiliée. Elle ne perd pas la face. Mais elle est face à ses limites…. L’orientation que l’on a prise est inédite et novatrice. Elle excède les compétences habituelles. Elle ne rend pas vaine la raison, mais elle fait appel à plus que la raison. Le sentiment fait alors alliance avec l’intelligence pour que celle-ci ne soit pas déconsidérée à ses propres yeux. Et, du coup, en acceptant sa limite, l’intelligence se sent autorisée à explorer un domaine neuf où ses ressources ne sont pas inutiles. La foi ouvre ainsi à la raison humaine un nouveau territoire et de nouvelles possibilités. »

Comment sait-on .. ? p. 84.

- « Pour croire, il faut autant que possible avoir l’occasion d’en parler avec d’autres.. Cela permet d’élargir son champ. On doit bien se décider seul, finalement. Mais on est éclairé dans cette décision par les motifs, les réticences ou les audaces des autres. »

Comment sait-on .. ?, p. 86.

- « Croire, c’est une confiance faite à la vie, à ce qu’elle a d’invisible, mais c’est une confiance raisonnée. »

Comment sait-on .. ?, p. 86.

- « On a tendance à réserver le mot mystère pour désigner l’invisible…, le sens global du monde. Mais.. il y a aussi du mystère en nous, précisément dans notre expérience spirituelle, dans notre cœur, et en particulier quand l’invisible s’approche de nous. Nous sommes, nous devenons alors mystérieux. Le fait de croire contribue à nous rendre ainsi. Cela ne rend pas bizarre ou étrange. Si l’on est mystérieux, c’est parce que l’on découvre autrement la vie. »

Comment sait-on .. ?, p. 87.

- « On peut avoir des connaissances spirituelles ou religieuses, et ne pas croire pour autant…. Il faut distinguer l’information et le fait de croire…. Mais on ne peut pas croire »à vide" (sans témoignages, sans événements clés qui servent de référence, sans affirmations…)

Comment sait-on .. ?, p. 92.

- « ll reste à entretenir dans la société la conviction qu’il est possible de se décider te que la vie ne se réduit pas à visiter les monuments dont nous sommes les héritiers. De ce point de vue, la contribution chrétienne pourrait bien être, dans les prochaines années, de faire apparaître la distinction entre le fait d’être informé et le fait de croire. L’un ne remplace pas l’autre. »

Identité chrétienne, p. 210.

- « Comment peut-on dire que des croyances sont vraies, au sens fort du terme - Il ne suffit pas de dire qu’on s’y retrouve…. Il ne suffit pas non plus d’estimer que ces croyances ont des effets positifs en celles et ceux qui les adoptent… Il faut encore réfléchir. Non pas pour les prouver, mais au moins pour se demander comment elles sont compatibles avec ce que l’on croit déjà où par ailleurs… Il faut encore autre chose. Il faut pouvoir au moins entrevoir comment la croyance dont on parle se relie au mystère ou à l’invisible. Autrement dit : est-ce qu’elle aide à croire à l’essentiel ? Est-ce que quelque chose de l’invisible s’exprime en elle ? »

Comment sait-on .. ? p. 99.

- « Il y a de la pensée dans la foi quand on est en mesure de prendre du recul par rapport aux émotions religieuses, ou aux formules toutes faites mais un peu slogans… ; quand on a un »volant« suffisant d’informations et d’expériences…. ; quand on est à même d’accueillir une expérience ou un propos, venant d’autrui, sans forcément que cela ait du répondant en soi… ; quand on est capable d’être critiqué sans se laisser démonter… »

Accueil et Liberté, n°53.

- « Croire n’est pas soumis à une loi du tout ou rien. On peut croire sans être d’accord à cent pour cent avec ce que croient certains autres croyants dont on est proche. »

Comment sait-on .. ? p. 112.

- « Le doute n’est pas synonyme de non-foi. Il n’est pas une menace extérieure à elle. Il peut être ce qui, dans l’acte de foi, témoigne d’une non-puissance et d’un inachèvement tout à fait évangéliques. »

article « La foi divisée », dans Concilium, n°109, p. 59).

- « Si la foi porte le doute sans en mourir, c’est parce qu’il y a en elle un désir du vrai et un accueil attentif de tout ce qui va en direction du vrai. »

art. « La foi divisée », p. 60).

- « La foi ne se contente pas de respecter la personnalité de celui ou de celle qui croit. Elle aide à se trouver soi-même. En élargissant l’horizon, en respirant le vent du large, elle fait lever le mystère de chacun, comme de la levure fait lever la pâte. »

Comment sait-on .. ? p. 119.

- « Le plaisir de croire est profond, si bien que son vrai nom est joie… Mais il se trouve, de temps en temps, zébré par une sorte de souffrance qui n’est pas physique mais spirituelle. Cette souffrance, elle aussi très particulière, provient de la conversion qu’il faut accomplir pour entrer dans la foi. Elle est due au retournement que demande la foi. »

Comment sait-on .. ?, p. 121.

- « Il est sûr que ce qui se transmet au sujet de la foi, en particulier par le canal des religions, peut aider à croire en donnant les moyens de réfléchir, et en amenant à faire des expériences que l’on ne ferait peut-être pas si l’on n’y était pas invité. »

Comment sait-on .. ?, p. 125.

- « Il est rare de croire sans qu ’il y ait de la foi ou de la confiance avant soi. Y compris dans les cas de conversion religieuse. Les croyants sont donc des personnes qui prennent sur eux un art d’exister auquel la culture et la tradition les initient. Ils font comme d’autres avant eux et autour d’eux. Ils marchent sur un chemin commun. Dans le domaine religieux, le fait est évidemment fort marqué. Être chrétien, c’est croire à la suite d’Abraham, de Moïse, des prophètes et de Jésus, à la suite aussi de la lignée chrétienne. »

art. « Croire, point de vue anthropologique », Catéchèse, n°135, p. 49.

- « La grande différence entre les religions, c’est que les unes croient en Dieu, tandis que quelques autres - notamment le bouddhisme - se veulent plus réservées à l’égard du divin et s’en tiennent à des énergies spirituelles présentes dans l’univers. »

Comment sait-on .. ?, p. 128.

- « Le christianisme est une religion qui met en relief la personnalité et le message d’un homme, Jésus, un homme de l’antiquité (notre ère a été fixée à partir du moment de sa naissance). Les chrétiens croient que cet homme, sa vie et son message sont toujours actuels, et ils l’appellent Christ - d’où le nom de chrétien et le mot »christianisme« - ce qui veut dire Messie, chargé d’apporter aux hommes une révélation sur Dieu…. Pour eux, Jésus est non seulement un homme, mais la présence même de Dieu. »

Comment sait-on .. ?, p. 127.

- « Quel est le propre du christianisme ? Ce n’est pas d’adhérer à Dieu. Mais c’est de croire que Dieu se présente lui-même dans l’histoire des hommes et qu’il fait comprendre aux humains des traits essentiels de son mystère : il se révèle et ne se complaît pas dans le secret, il s’est incarné en Jésus-Christ et n’a nulle envie de se désolidariser de nous. »

Identité…, p. 76.

- « Le christianisme n’est pas une symbolique racontée de manière historique, c’est une histoire dont la portée est symbolique. Une histoire dans laquelle Dieu se communique. »

Identité…, p. 100.

- « Être chrétien, c’est croire en Dieu, en un Dieu qui parle et aime et qui s’exprime à travers un médiateur, Jésus, et selon une énergie de révélation et d’unité, l’Esprit Saint. »

Identité…, p. 98.

- « Comment sait-on que l’on a la foi ? Parce que l’on croit , que l’on s’en rend compte, que l’on y a un peu réfléchi, et que cela a l’air de réorienter sa vie. »

Comment sait-on .. ?, p. 137.

- « Les chrétiens sont doublement spirituels, au titre de l’identité commune de l’humanité et au titre particulier de leur foi propre… La religion n’a pas le monopole du spirituel. Mais (elle) est en mesure de rejoindre le spirituel séculier en l’homme parce qu’en elle il y a du spirituel, lié au message fondateur ou à la solidarité entre les croyants. »

Identité…, p.145.

- « Il faut bien avouer que le taux d’initiation des chrétiens est assez faible ; … Très souvent, les Églises vivent en faisant confiance à la seule initiation des enfants, oubliant que cette initiation est aujourd’hui fragile et que l’investissement initiatique est à effectuer aussi à d’autres âges, que l’on ait été ou non initié durant l’enfance. »

Identité…, p. 190.

- « Aujourd’hui…, il ne s’agit pas tant de mettre la foi à l’action que d’apprendre à croire. Ce qui se fait aussi par l’action, bien sûr. Mais ce qui demande également d’autres formes d’expérience. »

art. « Qu’est-ce donc que croire aujourd’hui ? », Catéchèse, n°96, p. 109.

- « Le christianisme résulte d’une conviction : Il est raisonnable quoique non obligatoire de croire en Jésus. C’est-à-dire de penser que ce n’est pas un être du passé seulement et qu’il a une actualité. En ce sens, la foi implique une auto-réflexion, même très simple. Cette conviction débouche sur une expérience : inscrire dans sa vie quelque chose du message et de l’expérience de Dieu, malgré les obscurités et les possibles dérives. Etre chrétien a donc rapport avec la joie, quelles qu’en soient les formes. C’est vivre dans l’Esprit de Jésus, développer en soi une spiritualité accordée à celle de Jésus. »

Identité..., p. 206.

- « La foi naît dans le corps et pas simplement dans le cœur. .. Cela amène à saisir cette genèse de manière élémentaire et radicale, sans pour autant manifester de la sorte tout ce qu’est et tout ce que veut dire l’adhésion croyante. Simplement, il me semble qu’en analysant un peu cette constitution corporelle du croire, que ce soit à propos de l’espace et du temps ou que ce soit dans le champ des pulsions, on perçoit assez bien la foi comme une tâche en même temps qu’un don. Si elle a le corps pour matrice, elle tient de la Parole divine son origine propre. Ce qui la voue à un travail toujours inachevé, celui par lequel une liberté se constitue au nom de Dieu. »

art. « La foi naît dans le corps », dans La Maison-Dieu, n°146, p. 66.

- « Nous sommes aujourd’hui affrontés à la question de Dieu. Certains pensent (ou ont pensé) que c’était là une question religieuse, que l’on devait »convertir« en action ou en relation à autrui. En fait le nom de Dieu apparaît essentiel pour qu’il y ait foi à proprement parler. S’il est un Dieu qui est mort, celui de nos besoins ou de nos rêves, il est aussi un Dieu qui vit, celui qui se présente lui-même et qui nous déconcerte…. Mais comment savons-nous, aujourd’hui, nous ouvrir au don de Dieu ? Ce Dieu qui nous précède sur les routes des hommes n’est pas la projection de nos idéologies. Il est le pauvre qui vient nous déposséder de nos prétentions et de nos sectarismes. » (art ; « Que signifie aujourd’hui la distinction entre foi et religion ? , (art. »Que signifie aujourd’hui la distinction entre foi et religion ? ",

Masses ouvrières, n°339, p. 57.

- « Du fait de Jésus, Dieu ne perd pas son identité. Il la dévoile bien plutôt en prévenant les contresens et la sauve ainsi contre ce qui est gravement faussé dans nos représentations religieuses spontanées ». Dieu n’est pas celui qu’on pense. Il est celui que connaît Jésus-Christ. "

Mais il y a le Dieu de Jésus-Christ, 1979, p. 83.

- « Si le Dieu de Jésus-Christ est proposé à tous comme Père et Esprit, c’est parce qu’un tel Dieu n’est pas le Dieu particulier d’un peuple, d’une tradition, mais le Dieu d’un homme fondamental et mondial, dont l’expérience est tellement radicale et simple qu’elle est en principe accessible à tous. »

Ibid., p. 192.

- Initiation à l’Eglise. « Pour les anciens, on n’était pas initié à l’Église, aux sacrements. On était initié à Dieu par les sacrements, par l’Église. En d’autres termes, les signes ecclésiaux avaient une efficacité pour structurer la foi dans sa réponse à la Parole initiale de Dieu. Pour nous, ce sont ces signes qui sont devenus plus ou moins opaques. Si bien que nous avons à être initiés à eux pour qu’ils puissent nous initier en retour. On le voit, le changement culturel et même spirituel est d’importance. »

art. « La foi chrétienne et sa dimension ecclésiale », Catéchèse, avril 1989).

- « Il est vain aujourd’hui de gémir sur le »néo-individualisme« occidental en l’accusant de tous les maux. Pourquoi ne pas voir plutôt en lui un »kairos« , un moment »favorable« , qui pousse l’Eglise à mieux percevoir comment elle peut s’inscrire dans le mouvement même de la vie individuelle, lorsque celle-ci rencontre l’Évangile ? L’Église n’est pas une »loi« de la foi. Elle ne fait pas partie des »meubles« de la foi, pour bien des gens. Elle ne gagne rien à parler d’elle-même sentencieusement ou à essayer de séduire astucieusement. Mieux vaut, me semble-t-il, faire confiance à l’individu et à la dynamique de l’Évangile en lui. »

art. « La foi chrétienne et sa dimension ecclésiale », Catéchèse, avril 1989, p. 54.

- « Il se trouve que certains croyants ont de la peine à faire tenir ensemble dans leur foi le dire et le faire,s oit que l’action leur paraisse extérieure à la confiance qui oriente leur vie, soit à l’inverse que l’agir et son efficacité ou son éthique deviennent pratiquement le point de repère presque unique de leur foi. D’autre part, tentation bien connue, l’acte de croire peut céder à l’intolérance, au sectarisme, au prosélytisme, comme si une manière d’expérimenter la foi devait s’imposer à quiconque, y compris aux personnes qui, à tort ou à raison, ne se disent pas et ne se veulent pas croyantes. »

art. « Ce que croire peut être aujourd’hui », dans Les millénaires de Dieu.

- "Est-il normal que, dans certaines Églises, la fécondité de l’Évangile semble plus appréciée du point de vue du nombre des prêtres que du point de vue des conversions et des professions de foi baptismales ? Est-il acceptable que les contentieux hérités du passé, au point de vue oecuménique notamment, mais aussi du point de vue des tendances spirituelles en nos Églises, tiennent tant que place alors que les nouveaux venus à la foi ne leur trouvent guère d’intérêt et voudraient tourner la page sans trop tarder ? Est-il compréhensible que nos Églises manquent d’imagination pour proposer pratiquement des chemins de foi, des étapes pour découvrir ou redécouvrir l’Évangile, alors que les convertis attestent que la foi est un chemin et qu’on a besoin d’être accompagné sur ce chemin ?"

Aux commencements de la foi. Pastorale catéchuménale en Europe aujourd’hui, p. 182).

- « Les médias font circuler les images et les sons, les entrecroisent et les multiplient mais ne favorisent pas l’adhésion en tant que choix et décision. L’évangile lui, appelle en principe et au contraire à se décider pour Jésus Christ et pour l’existence humaine telle que le Christ la signifie et la réalise. Toutefois, cette différence entre le message évangélique et beaucoup de messages médiatiques est actuellement un lieu d’extrême confusion… Les médias font croire. Ils créent de l’adhésion. Le problème n’est donc pas celui de leur carence sur ce plan. Il se trouve dans la difficulté que nous avons à distinguer deux modalités d’adhésion, l’une qui est celle de la croyance et de l’appartenance à une époque ou à un réseau, l’autre qui est celle de la foi et du choix dune particularité. Les médias contribuent à la première forme d’adhésion, l’évangile oriente vers la seconde. »

art. « Comment croire quand les médias sont là ? », revue Projet, n°207, p. 103.

- . « Serviteur de la parole : c’est peut-être cela la priorité ecclésiale actuelle, dans un monde où l’indifférence et la séduction rendent muet ou font taire. Le christianisme qui est appartenance fraternelle et sociale, joie de la célébration, courage de la dénonciation dans une époque qui ne sait pas écouter, audace de la différence, dans une civilisation qui uniformise, résonance de Dieu dans la vie humaine, ne peut réagir à l’ennui ou aux platitudes de l’indifférence et aux enthousiasmes ambigus de la séduction que s’il est chance, joie et respect de la parole. »

art. « Qu’est-ce donc que croire aujourd’hui ? », Catéchèse, n°96, p. 110.

« On ne croit plus aujourd’hui comme avant. Cette constatation, amère ou enthousiaste, provient en réalité d’un changement qui affecte la base même de nos façons de penser et de vivre, car on ne croit pas de la même manière selon que l’on se reconnaît dans telle ou telle des 4 grandes formes culturelles contemporaines qu’Henri Bourgeois analyse dans cet ouvrage : la culture populaire-traditionnelle, la culture humaniste classique (celle qui domine dans le discours catholique), la culture rationnelle, dont le modèle est scientifique, enfin la »nouvelle culture« , qui met l’accent sur l’instant et la force des émotions. Comment être croyant dans cet univers mouvant, tel est le propos de ce livre mené avec intelligence et finesse. »

Foi et Cultures Centurion/ Ed. Paulines, coll. Parcours, 1991. Présentation

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