Passant, vous pouvez trouver ici un florilège de pensées d’Henri Bourgeois.
Elles sont jetées pêle-mêle sur la page où vous vous trouvez.
Certaines sont regroupées sous un thème ou tirées d’un même livre :
Croire : A propos de : Croire
Nos idées sur Dieu : A propos de nos idées sur Dieu
La nouveauté chrétienne : A propos de la nouveauté chrétienne
Foi et cultures : A propos du rapport entre Foi et Cultures
L’identité chrétienne : A propos de l’identité chrétienne
La mort :A propos de la mort
Si vous êtes lecteur d’Henri Bourgeois, vous pouvez aussi enrichir cette rubrique par vos propres citations, au fil de vos lectures, en prenant soin de donner aussi leur référence exacte. Nous les joindrons à cette collection.
« Aller vers l’avenir, c’est se porter au point où nous sommes simultanément passifs et actifs, soumis et résistants. Ce qui nous vient nous est donné pour que nous en fassions de l’histoire. (…) Il ne se profile pas dans les marges de notre action, dans les rancœurs de nos déceptions, dans les manques de nos moyens, mais il surgit là où nous essayons d’être nous-mêmes. »
« Les grandes choses ne sont pas pour demain. Elles sont notre présent. À condition que nous abordions l’actualité avec le goût du renouvellement, comme le suggère l’étrange proximité des deux mots respirer et espérer. »
« Le problème est de retrouver du passé pour trouver de l’avenir. Et pour retrouver ce qui a été, il faut le refaire. C’est-à-dire travailler à nouveau sur ce qui nous reste, le retraiter, le reprendre, enlever ce qui est périmé, dégager les énergies fécondes. Curieusement, la venue de l’avenir, si elle est réelle, nous pousse à la tâche. C’est sous la pression du temps qui vient que nous faisons retour au temps ancien. Alors on peut probablement parler de tradition, en donnant à ce mot un sens actif. Nous nous souvenons en espérant et pour espérer. Hier n’est pas la garantie de demain. Il ne l’anticipe pas non plus. Mais il y conduit. »
… sans angoisse imaginaire, mais dans le réalisme de l’observation.
L’incertain affecte en l’occurrence aussi bien les Eglises que l’ensemble de la société. Je me contenterai d’en relever quelques formes :
Quelles pourront être les conditions pratiques d’une subjectivité ou d’une culture et d’une liberté pour le grand public ?
Quel est et quel sera le minimum doctrinal indispensable à la vie des institutions dans un temps où les médias relativisent et émiettent les doctrines ?
Que seront les appartenances sociales et ecclésiales dans un monde où l’audio-visuel déstabilise les groupes habituels et simultanément multiplie les branchements possibles ?«
"L’Eglise qui est et se dit signe du Royaume ne peut se comprendre elle-même seulement du point de vue de sa source, de son envoi, de sa mission. Certes, cette référence fondamentale de l’Eglise à Dieu exprime de manière essentielle l’identité et la raison d’être du peuple chrétien. Mais si l’Eglise est envoyée au monde, elle ne peut se définir seulement par son origine. Elle doit aussi se percevoir elle-même à partir de ce que l’on perçoit d’elle, autrement dit par la réception que trouve son message et que suscite plus ou moins son existence. Sur ce point, les médias affirment aujourd’hui une évidence. Le sens n’est pas seulement dans la volonté du témoin, il est aussi dans l’interprétation que fait le destinataire du témoignage."
Dans la vie chrétienne, il y a plusieurs sortes de signes. Et l’important, c’est qu’ils entrent en résonance.
il y a les signes de la vie : variés, ambigus, plus ou moins repérables ;
il y a les signes d’évangile : les mots, les gestes de Jésus et de ses disciples (anciens et actuels) ;
il y a les signes-sacrements : pas les plus immédiats, mais, le moment venu, des signes marquants ;
mais il y a des signes dont on ne parle pas beaucoup dans l’Eglise ni dans la catéchèse et qui, pourtant, tiennent dans la vie des gens une place considérable. Ce sont des rêves, des songes, des visions, etc… De tout cela, on ne parle guère en général ! Mais ces signes-sensations sont une motivation importante, surtout pour des gens qui ressentent ce qui se passe plus qu’ils ne l’analysent ou ne l’expliquent."
« Libérer Jésus…, c’est prendre acte d’un fait que d’autres époques ont pu occulter mais qui est néanmoins capital : Jésus ne reçoit pas chez les hommes une seule interprétation, il n’est pas seulement donné aux chrétiens, il est disponible pour quiconque veut faire un peu de chemin avec lui ou en sa direction.
La foi chrétienne se formule et se décide en ce contexte. Non qu’il lui faille se sentir assiégée ou condamnée à l’apologétique permanente. Mais c’est en traversant ce que l’on dit de Jésus, en l’écoutant et en essayant de le comprendre un peu, qu’elle est en mesure de confesser et de comprendre ce qu’elle ose dire elle-même au sujet de Jésus. »
« Que souhaiter en ce domaine ?…
Le dialogue en Loge est le plus souvent un échange dans un groupe restreint où l’on se connaît et où l’on a en commun ce qu’apporte une même initiation. Entre les religions, c’est plus compliqué car, si les rapports interpersonnels sont souvent excellents et enrichissants, le débat sur la place publique, souvent médiatique, est parfois laborieux, si du moins il veut aller au fond des questions. En tout cas, l’objectif n’est pas de convaincre les personnes d’autres religions, mais de connaître autrui, de se faire connaître de lui, pour pouvoir se sentir solidaire d’hommes, de femmes de bonne volonté qui, dans le vaste monde, témoignent du mystère invisible qui nous habite et que, tous, nous cherchons à accueillir. »
« Je fais l’hypothèse qu’il est possible de dégager un modèle commun de la foi. Cela, sans pour autant porter atteinte à ce qu’a d’original et d’unique chaque manière de croire. Et, en particulier, sans minimiser ce que notamment la foi chrétienne veut être. Il doit y avoir possibilité de dire ce qui est commun aux divers croyants du monde sans violenter par là ce qui est propre aux uns et aux autres. Et cela, sous le regard et éventuellement avec l’avis des non-croyants. Si cela n’était pas possible, alors il faudrait renoncer à un minimum de compréhension réciproque entre les humains, chacun s’enfermant dans son petit territoire et n’ayant plus avec autrui que des rapports de violence. »
« Alors que la théologie chrétienne courante se plaît à distinguer et à articuler action et contemplation, il est clair que la mystique envisage un autre binôme qui s’en distingue notablement, celui de l’action et de la passivité. La passivité n’est pas le vis-à-vis de l’action, comme semble l’être la contemplation. Elle en est l’une des dimensions, quand la foi lui donne lieu. L’agir est plus mystérieux qu’on ne pense. Etonnante présence de tels propos ! »
Pour aller plus loin, consultez les citations groupées indiquées en haut de page , ou découvrez : les questions fréquentes à propos de la foi, dans le livre : Questions sur la foi. Des réponses pour s’y retrouver , ou dès maintenant voyez les ressources bibliographiques, avec l’Index thématique, ou poursuivez en ouvrant la rubrique : Vie et Oeuvre, ou revenez à la page d’accueil : Bienvenue Bienvenue,
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