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Approches

Henri BOURGEOIS (1934-2001),

prêtre, pasteur et théologien

Henri Bourgeois naît en France, à Roanne (département de la Loire, diocèse de Lyon) le 12 octobre 1934.

Après ses études secondaires, il entre au Séminaire diocésain Saint Joseph, de Lyon, poursuivant en même temps ses études de Philosophie, puis rejoint le Séminaire interdiocésain Universitaire (S.U.).

Il obtient les diplômes canoniques de théologie et philosophie et les diplômes universitaires de philosophie, complétés par un an d’études de Psychologie en Sorbonne (1956-1957).

Au cours de son service militaire, il est mobilisé en Algérie, où il reste deux ans.

À son retour en France, en février 1960, il poursuit sa formation au Séminaire universitaire.

Ordonné prêtre en 1962, il est une année prêtre-étudiant, puis est nommé vicaire à la paroisse Saint Martin d’Ainay en 1963.


À partir de l’automne 1967, il enseigne au Séminaire Saint-Irénée, et en 1970, à la Faculté de Théologie de l’Université Catholique de Lyon.

D’abord à l’IPER (Institut Pastoral d’Etudes Religieuses), où il commence le cours Culture(s) et christianisme qu’il assumera jusqu’en 1999, puis en théologie où il devient bientôt coordinateur du Département de recherche, puis chargé du cours de théologie des sacrements.

Docteur en Théologie en 1977, puis élu Doyen de la Faculté de 1979 à 1985, il donne une nouvelle impulsion aux travaux de recherche et à l’enseignement.

Il poursuit des travaux de recherche et d‘écriture sur la foi et les cultures, la théologie dogmatique et pratique, la proposition de la foi et l’initiation chrétienne, les sacrements, la place des laïcs en christianisme, la question des femmes (Centre Femmes et hommes en Eglise).

Il s’attache en particulier à développer l’accès des laïcs aux études théologiques, attentif aux questions posées par les communautés chrétiennes.

La dimension oecuménique est toujours présente.

Avec la collaboration d’animateurs du catéchuménat, un service de l’Église qui accueille des chercheurs de foi et les accompagner au baptême, il suscite un collectif d’édition sous le pseudonyme Pascal Thomas (Pascal : la joie de Pâques – Thomas : la difficulté de croire).

Il promeut les dialogues et débats entre théologiens. En 1989, il participe à la création de la Société internationale de Théologie pratique (SITP) et de l’Association européenne de théologiens catholiques (AETC), et, en 1992, avec quelques collègues, fonde la section AETC-France.


En même temps, il assume des ministères importants.

De 1972 à 1990, délégué diocésain au Catéchuménat de Lyon, il donne un second souffle à ce secteur pastoral, refondant les bases de la pastorale catéchuménale, élargissant les perspectives, développant des pratiques neuves et adaptées, formant des animateurs, oeuvrant pour un nouveau langage, une vraie communication et réflexion partagée entre Eglises et catéchuménats d’Europe.

En 1990, sous l’épiscopat du Cardinal Decourtray, il ouvre officiellement l’Espace Sainte Marie (Lyon 7ème), lieu urbain destiné à la pastorale des intellectuels ainsi que de baptisés désirant se remettre à croire et qui se présentent eux-mêmes comme des "recommençants“.

Ce lieu sera, pendant une dizaine d‘années, pour le diocèse et au-delà, un foyer de recherches, d’initiatives et de rencontres. Henri Bourgeois y est un conférencier et animateur de débats apprécié, en même temps qu’il est de plus en plus appelé à intervenir en d’autres pays.


Atteint par une grave maladie en décembre 1992, il retrouve peu après une activité soutenue et poursuit son œuvre avec courage, animant un réseau de théologiens, prêtres, religieux et laïcs, femmes et hommes de cultures et origines variées, en quête de sens et à l’écoute des signes du temps. Il prend l’initiative d’un premier Colloque intercontinental de Théologie Catéchuménale (juillet 1993), et lance, cette même année, la collection Pascal Thomas-pratiques chrétiennes (DDB) qui réunit divers auteurs sur des questions sensibles de la vie de l’Eglise (21 ouvrages).

Il s’investit alors davantage dans le dialogue sur les sagesses asiatiques avec des responsables du Yoga et du Bouddhisme. De 1996 à sa mort, il anime des Colloques interreligieux annuels, en lien avec la Faculté de Philosophie de Lyon, et prend part à des lieux de recherche, notamment le Centre de Recherche mariste (Paris), et le Centre Théologique de Meylan (Grenoble).

Une grave rechute survenue au début de l’année 2000 limite ses activités qu’il poursuit cependant jusqu’au bout. Ses dernières interventions, en paroisse ou à l’Espace Ste Marie, et son dernier livre : À l’appel des recommençants (posthume), ont la forme d’un appel à être et à agir en croyants.

Il meurt le 27 octobre 2001, laissant une œuvre théologique considérable, des chantiers pastoraux en plein essor, tout cela accompli avec un parfait désintéressement.


Pour aller plus loin : Un itinéraire et Aperçu des écrits d’Henri Bourgeois

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